Un jardin partagé verra-t-il le jour rue de la Justice ?

Le square situé au bout de la rue de la Justice, au-dessus du boulevard Mortier, a besoin d’être rénové. Pourquoi ne pas le transformer en jardin partagé, confié à des habitants du quartier qui aiment jardiner ?

  Le square de la Justice – printemps 2009 (photos Daniel Moreau)

Historique de la rue de la Justice
En bref, la création du jardin partagé

Si ce projet vous intéresse, contactez Mme Gladys Carrillo, présidente.

Il sera ouvert fin février 2011           

Historique de la rue et du square de la Justice

Dans les années 60, la rue de la Justice était bordée de commerces, de petites industries et de maisons avec jardin.

L’usine de condensateurs SAFCO-TREVOUX était installée entre le n°50 rue de la Justice et le passage Haxo. Les établissements VEDETTE-SURMELEC qui fabriquaient de l’électroménager étaient situés à l’emplacement de l’actuelle Villa des Nymphéas, au coin de la rue du Surmelin et de la rue de la Justice, En face, se trouvait un salon de coiffure vert turquoise.

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Le bâtiment de La Poste rue de la Justice (photo Google StreetView)
Et il y avait deux cafés, l’un au coin du passage Boudin, l’autre à côté d’une teinturerie, aujourd’hui remplacée par La Poste.
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La résidence du 44-58 rue de la Justice (photo Google StreetView) 
En 1964, seize parcelles, du 44 au 58, rue de la Justice et passage Haxo, ont été achetées par la SCIC LA JUSTICE pour édifier une résidence comprenant plusieurs immeubles de 10 étages, achevés en 1970. 
La parcelle du 60 rue de la Justice accueillait un pavillon avec son jardin potager. Après expropriation, elle est longtemps restée un terrain vague. C’est à la demande des nouveaux habitants du 50 rue de la Justice que la Ville de Paris y a créé le square de la Justice.
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L’intérieur du square de la Justice (photo Daniel Moreau)
Aujourd’hui, ce square est un endroit oublié. Il est coincé entre de grands immeubles et reçoit peu de soleil en hiver. Peu fréquenté, son entretien est quelque peu négligé. De plus, le voisinage se plaint régulièrement d’une fréquentation nocturne et bruyante…
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Extrait du PLU : le square est mentionné, mais pas comme espace vert… 
Curieusement, le PLU a omis de répertorier ce square parmi les espaces verts…

Création du jardin partagé

Pour redonner vie au square de la Justice, notre association a proposé de le transformer en jardin partagé.

Du fait de leur dispersion, les petits espaces verts sont coûteux à entretenir et à surveiller. La solution des jardins partagés permet de les conserver tout en déchargeant en partie le budget de fonctionnement de la Ville qui continue d’assurer l’entretien de base (arbres, murs, mobilier, marches…).

Mme Florence de Massol, adjointe à la Mairie du 20ème en charge notamment des espaces verts, soutient ce projet et nous précise que l’investissement initial de la Ville est conséquent (plusieurs dizaines de milliers d’euros) :
• étude de pollution et éventuelle dépollution du sol,
• création de l’arrivée d’eau, installation du robinet et du compteur,
• clôturage,
• apport de terre,
• aménagements intérieurs de base
• temps passé par la cellule Main Verte et les techniciens de la Ville

Un jardin partagé est aussi un lieu de vie, d’animation du quartier, d’échanges et d’éveil pour les enfants.

Il est confié à une association créée par les habitants jardiniers, pour une durée d’un an renouvelable jusqu’à six ans. 
La Charte Main Verte signée par de nombreux jardins partagés de Paris prévoit des règles d’ouverture au public :• deux demi-journées par semaine, dont une de préférence le week-end,
• au moins un événement chaque année : exposition, concert…

Les jardiniers décident ensemble du « style » du jardin partagé : parcelles individualisées ou jardin collectif, cultures florales ou potagères… 
Exemples :
• le Potager des Oiseaux, jardin partagé communautaire dans le 3ème arrondissement,
• le
 Jardin Leroy (Paris 20ème). 
Les jardins partagés dans le 20ème arrondissement : 


    Sur le site de la Mairie de Paris : tous les jardins partagés parisiens
    Mise en place du jardin
    Après création de l’association, accord du Conseil de Paris et de la Direction des Parcs et Jardins, la Ville assure la préparation du jardin : apport de terre, installation de l’eau et de l’arrosage, construction d’un abri de jardin pour les outils… 

    Demande

    Voici la rue, vue depuis le carrefour avec la rue de la Dhuis, en direction de la Porte de Ménilmontant. Les immeubles du 40-46 viennent juste d’être détruits.
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    Et voici l’insertion photo, en volumétrie, du projet de la SIEMP, en avancée de 5 mètres par rapport aux deux immeubles modernes voisins (les immeubles détruits étaient en avancée de 7 mètres). 

    La suppression de l’obligation de recul dans la partie haute de la rue du Surmelin est une erreur car la rue est presque totalement élargie !
    Nous souhaitons vivement que la rue reste élargie, comme elle l’est aujourd’hui après la destruction du 40-46. Pourquoi ne pas continuer à planter des arbres, comme cela est fait plus haut (arbres visibles sur la photo) ?
    D’autant plus que le petit bâtiment d’angle, au coin de la rue de la Dhuis doit lui aussi être détruit…

    Une autre option, pourrait être de créer un trottoir sous arcades en conservant l’emprise prévue du projet. Ceci ne réduirait que la surface des locaux commerciaux au rez-de-chaussée. Ne serait-ce pas une solution idéale pour conserver une largeur de rue suffisante ?
    Remarque : la solution des arcades a été utilisée rue Saint Jacques, dans une partie très étroite de la rue, à hauteur du Val de Grâce.         

    Largeur de la rue

    Dans sa partie haute, la rue du Surmelin a été élargie à 20 mètres par l’obligation de recul appliquée pendant plus de 30 ans à la construction des nouveaux immeubles. Seuls reste le verrou du 58-58bis.

    Au dessus du carrefour avec la rue de la Dhuis, elle fait 15 mètres de large sauf au niveau des n° 36 et 40-46 : largeur de moins de 8 m et trottoirs de moins de 1.40 m, insuffisants au regard des normes handicapés (minimum 1.80 m avec des resserrements à 1.40 m).
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    Le 40-46 vient d’être détruit en juin 2007. Venez-voir l’aspect de la rue aujourd’hui : on respire.

    Depuis l’adoption du Plan Local d’Urbanisme en 2006, le 40-46 n’est plus frappé d’alignement, et la Mairie souhaite utiliser cette liberté nouvelle pour autoriser un projet de reconstruction en empiétement sur la rue !

    Ce projet est réalisé par la SIEMP, société d’économie mixte de la Mairie de Paris…

    Le projet du 40-46 ne sera pas aligné avec les bâtiments voisins ! Il sera en avancée de 5 m (au lieu de 7 m pour les anciennes constructions).
    Mais nous souhaitons une rue élargie, non pour la circulation automobile, mais pour les piétons, pour des plantations d’arbres, pour une piste cyclable double sens et pour du stationnement, nécessaire pour accueillir nos amis de banlieue ou d’ailleurs et nos dépanneurs !

    Cet élargissement qui, à l’époque, avait pour but d’augmenter le nombre de voies de circulation, a permis de gagner de l’espace pour l’agrément des habitants.

    Il est regrettable que la Mairie remette en cause cet acquis du passé dont nous pourrions profiter aujourd’hui.         

    Trottoirs

    La largeur actuelle mesurée en A, B et C (voir plan) est :

    – trottoirs pairs : 1.30 m (A), 1.22 m (B), 1.25 m (C),

    – trottoirs impairs : 1.37 m (A), 1.33 (B), 1.25 m (C).

    et la chaussée fait entre 5.03 m et 5.12 m.

    Mais, par endroits, la largeur utilisable du trottoir est de 0.96 m du fait de potelet de protection !
    Les trottoirs sont trop étroits et ne respectent pas les critères d’accessibilité handicapé de la Ville de Paris : 1.80 m (et 1.40 m exceptionnellement).
    Extrait PLU autour projet
    FOND DE PLAN : EXTRAIT DU PLU
    (plan local d’urbanisme – éch. 1:2000)

    Hôpital Tenon

    Après la construction d’un bâtiment pour la recherche, l’hôpital Tenon va encore s’agrandir. 
    Il est prévu de construire au carrefour Pelleport le nouveau bâtiment des urgences, BUCA, qui regroupera les activités de chirurgie, réanimation et imagerie (scanner, IRM…). Le permis de construire vient d’être accordé le 27 décembre 2007.
    Voici des insertions photo du futur bâtiment BUCA (Bâtiment Urgences Chirurgie Anesthésie) vu depuis le carrefour Pelleport – vous reconnaissez,juste devant,  l’édicule du métro Pelleport.
    Vue de l’avenue Gambetta (direction Mo Pelleport)
    Remarquez les bâtiments de la place du métro Pelleport qui apparaissent derrière les arbres du fond

    Vue dans la montée de la rue Pelleport (direction Mo Pelleport)

    Vue au métro Pelleport, depuis le coin des rues Pelleport et Orfila

    Plan de situation de BUCA 


    Ce projet a été choisi en 2004, après un concours d’architecture organisé par l’AP-HP (Assistance Publique Hopitaux de Paris). La Ville de Paris était membre du jury. Le bâtiment aura une hauteur de 28 mètres (équivalent à 9 niveaux) au métro Pelleport et une superficie de 30 000 m2.
    L’information du public ne faisait pas partie du projet : seuls deux panneaux d’informations ont été affichés en 2005 à l’intérieur de l’hôpital.

    Lorsque nous les avons découverts, nous avons été surpris par l’ampleur du projet et la présentation architecturale qui en était faite. Immédiatement nous avons demandé à l’AP-HP et à la Mairie du 20ème que soit organisée une réunion d’information et une concertation.

    La Mairie du 20ème nous a souvent affirmé que le projet était verrouillé et que la Ville de Paris n’avait aucun pouvoir sur les choix de l’AP-HP.
    Pourtant, entre 2005 et 2007, par l’action de la Mairie, le projet a quelque peu évolué :

    • La façade aveugle sur la place Paul Signac a été dotée d’ouvertures, à la demande de la Mairie du 20ème.
    • La pointe gauche du bâtiment convexe a été coupée.
    • Les fenêtres des étages supérieurs du bâtiment convexe ont été modifiées.
    • La bâtiment barre a changé de couleur… mais sans changement de revêtement
    • En deux ans, les arbres ont bien poussé !
    • L’architecte a concédé des toitures végétalisées (non visibles sur ces images) sur deux bâtiments annexes – ailleurs cela « défigurerait » le projet (dixit).
    Mais ces deux représentations sont des montages faits par ordinateur qui minimisent la hauteur réelle du bâtiment (voir la page suivante Vue/maquette BUCA).  
    En 2005, le le texte associé à la présentation initiale évoque « un bâtiment ouvert sur la ville… dans une interface maximale entre l’hôpital et la ville »
    Ce bâtiment de hauteur équivalente à 9 niveaux est « non occultant », « laisse le regard passer » mais fait « office de signal » par « la force de sa masse » ! Il sera visible depuis la place Gambetta.
    En 2005, les fenêtres-vasistas prévues pour les premiers niveaux sur la place Pelleport contredisaient d’ailleurs le titre « un bâtiment ouvert sur la ville ».

    Résumé de nos demandes

    caducee
    Supprimer le gaspillage au nom de la santé

    hqe    Intégrer la Démarche Haute Qualité Environnementale (promesse faite par l’AP-HP) pour que l’entretien et le fonctionnement des bâtiments coûte moins cher, pour qu’on les construise avec des matériaux plus sûrs.
    L’administration de l’AP-HP doit tirer les leçons du passé. Elle va détruire les bâtiments des années 60-70, construits avec de l’amiante (dont les médecins connaissaient déjà les dangers !). Son budget de fonctionnement pose régulièrement problème, au point, par exemple, que la chaufferie de l’hôpital TENON est en très mauvais état.

    monnaie    Supprimer le hall d’entrée monumental prévu dans BUCA puisqu’il fera double emploi avec le hall vaste et sous-utlisé du bâtiment Gabriel, auquel BUCA est connecté.
    climatiseurclimatiseurclimatiseur    Centraliser la climatisation pour tout l’hôpital, au lieu de faire un nouvel équipement pour chaque nouveau bâtiment. Cela coûte cher en matériel, en personnel, en entretien.
    toiture_vegetalisee    Végétaliser les toitures-terrasses au dessus des locaux occupés (économies d’énergie). Aujourd’hui, suite à cette demande, seuls deux bâtiments annexes à BUCA auront des toîtures végétalisées. Pour le bâtiment principal, l’architecte trouve que cela défigurerait son projet !

    les_gens
    Dépenser pour répondre aux besoins des usagers

    pieton    Définir un plan d’accès véhicules et piétons pour l’ensemble de l’hôpital, notamment maternité, dialyse, urgences… Cela n’est toujours pas fait.
      ambulance    Définir un plan de circulation pour les véhicules aux abords de l’hôpital. Est-il raisonnable que les ambulances venant de la Porte de Bagnolet doivent contourner l’hôpital pour accéder à l’entrée des futures urgences, au carrefour Pelleport ? La Direction de la Voirie de Paris va travailler à ce plan de circulation.
    voiture    Prévoir une dépose-minute aux futures urgences (et à la maternité, à la dialyse…). Cela a été promis.     Prévoir un parking visiteurs. Le projet BUCA ne prévoit qu’un parking de 86 places pour le personnel. A qui sont-elles destinées ? (effectif prévu à BUCA : 500 personnes).